Novembre 2018 – Le bilan

Dans quatorze jours c’est Noël.

Je me force à l’écrire parce que comme toujours à cette période, je ne m’en rends pas compte. Dans le commerce, on travaille Noël depuis tellement longtemps (dès fin août…) que j’ai l’impression que ça n’arrive jamais (même si les horaires s’allongent, que les clients affluent deux fois plus et qu’on court de plus en plus partout…). Et pouf d’un coup je me réveille un matin et c’est déjà le 28 décembre. Mais ils sont passés où tous ces jours ? Pour moi, on est encore le 3 novembre ; c’est dire.

Pour moi, novembre est le « dernier » très gros mois de lecture. Décembre = relâche. Yes ! En attendant, j’ai lu pour novembre 102 Bds, comics, mangas. Par contre, comme pour octobre, pas l’ombre d’un roman. Vivement le 26 que je puisse me remettre à en lire, ça me manque énormément !
Et du coup, Ce mois passé, qu’a-t-il donné ?

Des coups de cœur ?

Oui, deux.

  • Pourquoi j’ai tué Pierre; Je n’avais toujours pas lu cet incontournable qui traite avec une grande délicatesse d’un traumatisme vécu enfant par l’auteur. C’est très fort, très beau, très juste. J’ai fini ma lecture les larmes aux yeux, pleines d’admiration pour Olivier Ka.
  • Les mauvaises herbes ; Un autre récit très frais très joyeux : il est ici question des femmes coréennes qui furent enlevées par l’armée japonaise pour servir d’esclaves sexuelles durant la seconde guerre mondiale. Une lecture historiquement riche mais qui retourne et révolte. (chronique à venir)

On retient quoi d’autre ?

  • Les rigoles; Un graphisme psychédélique qui nous fait suivre une nuit dans le quartier des rigoles aux côtés de personnages plus barrés les uns que les autres. Une excellente chronique sociale !
  • Le chant des souliers rouges ; une très belle série manga sur l’amitié, la confiance en soi, la tolérance et la différence. Un graphisme particulier pour une belle histoire qui casse les codes du genre. On suit ici un jeune ado qui sort tout juste d’une dépression et qui va retrouver goût à la vie grâce au flamenco. C’est frais, délicat, subtil et les personnages sont très attachants. Une belle histoire en six tomes !
  • Les enfants de la baleine ; Typiquement ce que j’aime : une ambiance poétique, pas ou peu d’explications au début, un graphisme très chou pour une histoire plus sombre et complexe. On suit ici une île à la dérive sur une mer de sable dont les habitants ont, pour la plupart, la capacité de contrôler leurs émotions et de les utiliser sous forme de magie. Pourquoi sont-ils ici ? Qui sont-ils ? D’où leur vient leur pouvoir ? Pourquoi meurent-ils jeunes ? Autant de questions que l’on se pose dès le début et dont les réponses arrivent au compte-goutte. Un très bon seïnen !
  • Une mémoire de roi ; Une BD très intéressante qui nous explique les mécanismes de la mémoire et comment améliorer celle-ci. Je regrette presque que ce ne soit pas plus poussé mais c’est une bonne introduction !
  • La drôle de vie de Bibow Bradley ; L’adaptation du roman éponyme. Un polar déjanté, très bien mené, qui donne à réfléchir. Le graphisme très frais tranche avec la noirceur du personnage. Ça claque !
  • Indélébiles ; Un beau témoignage sur Charlie Hebdo, comment Luz y est entré, comment se passaient les journées, les reportages, les bouclages. Un bel hommage !
  • Aposimz ; La nouvelle série de l’auteur de Blame! démarre très fort ! On retrouve cette ambiance très feutrée, très silencieuse avec des personnages dont on ne sait rien et un monde très différent du nôtre. Le graphisme très épuré donne l’impression de ne pas avoir été encré, chose rare en manga mais qui colle parfaitement ici avec l’atmosphère du manga. J’ai franchement hâte de découvrir la suite.
  • Batman : White knight ; Une idée de base géniale : le joker retrouve ses esprits, devient un « citoyen modèle » et intente un procès à Batman pour tous ses débordements. Un comics bien noir, finement pensé et très prenant. Je regrette juste la fin très hollywoodienne mais rien que pour l’idée et le graphisme cette BD mérite d’être lue. Du pur Sean Murphy (mais pas du Sean Murphy à son plus haut niveau).
  • Porcelaine ; Une série très intéressant qui mélange pas mal d’univers (Dickens, Chevalier, Huxley, Lewis, Carrol et bien d’autres). On suit une enfant des rues qui va se faire plus ou moins adopter par un riche vivant en ermite dans son manoire. De là, il fabrique des hommes de porcelaines : parfait serviteurs, dociles et obéissants. Mais comment les anime-t-il ? Les personnages sont hyper attachants et c’est passionnant de voir leur évolution à travers chaque tome. J’ai surtout aimé le fait que rien ne se passe comme on le souhaiterait. C’est à la fois rageant et hyper prenant. Très réaliste pour le coup.
  • Les vieux fourneaux Tome 5 ; Eh bien, moi qui hésitais à lire ce cinquième tome des vieux fourneaux, je ne regrette pas d’avoir changé d’avis. Le meilleur de la série selon moi, après le surprenant Tome 1. C’est drôle, grinçant, pertinent et tendre à la fois. Ça me fait plaisir de voir qu’après 5 Tomes Lupano arrive encore à se réinventer !
  • Amour Djihad & RTT ; Une BD grinçante à souhait qui scanne avec cynisme toute notre société et ses dérives récentes. J’ai adoré !
  • Des plumes & Elle ; Un très beau graphisme, très sain et épuré pour une BD poétique autour de la beauté et des danseuses de cabaret. Ce n’est pas la BD la plus engagée, la plus originales ou la plus scotchante mais on passe un très beau moment. C’est frais, délicat et la colorisation ajoute une pointe d’érotisme subtile qui colle parfaitement avec le graphisme. Je craignais que l’on tombe dans du voyeurisme sexiste mais pas du tout ! Une belle surprise.
  • Fragrances – La création d’un parfum ; Une BD hyper intéressante sur les étapes de création d’un parfum. Un reportage original et très bien mené qui m’a personnellement appris beaucoup de choses ! Le cadeau complément idéal pour les fêtes à venir si on pense aussi offrir un parfum.
  • Klaus ; Ou : la véritable histoire du Père Noël. Ici, Grant Morrison s’est lâché pour notre plus grand plaisir. J’ai adoré ce Père Noël Badass à la frontière du super-héros. Graphiquement, c’est très propre, les personnages sont attachants et l’histoire bien que classique, nous emporte de bout en bout. Un comics parfait pour les fêtes à venir !
  • Bonjour l’angoisse ; Un journal intime de lycéenne hyper bien fait et pensé, très engagé et pleins d’humour que je ne vais pas tarder à chroniquer. Une très belle surprise !
  • Kimi le vieux chien ; J’ai adoré le graphisme avant tout. Et ces brèves de fin de vie d’un chien qui erre sans but son très touchantes. Une lecture que je ne conseille pas à tout le monde mais qui m’a pas mal fait réfléchir.

Et les suites qui confirment de très belles séries : Sixtine Tome 2 ; Chiisakobé Tomes 2 et 3 ; Moi quand je me réincarne en Slime Tome 5 ; La boîte à musique Tome 2 ; Black Magick Tome 2 ; La flamme et l’orage Tomes 2 et 3 ; Zombillénium Tome 4

Des Patate d’Or ?

Of course, hélas…

  • Your Name another side ; la série principale en trois tomes n’avait pas été un coup de cœur mais j’avais trouvé l’histoire mignonne et sympa et j’avais pris plaisir à la lire. Ce tome à part par contre ne sert à rien, n’apporte rien d’autres que des lourdeurs et des scènes de vie qui, pour 90% d’entre elles tombent à plat. Je pense qu’ils auraient pu s’abstenir de faire ce one-shot à part et j’espère qu’il n’y en aura pas d’autres à venir…
  • Bionique ; quelle déception pour celui-là ! J’avais a-do-ré son précédent Le voyageur (mais vraiment, ce fut un gros coup de cœur l’année dernière) mais je n’ai rien retrouvé dans celui-ci. C’est creux, plein de vide, les personnages sont caricaturaux et l’histoire sans intérêt. C’est con parce que j’en attendais beaucoup.
  • Les douze râteaux d’Hercule ; c’est pas sérieux, là ?! Je n’ai trouvé cette BD ni drôle, ni fine, ni intelligente, ni réfléchie, ni rien. Sans doute la plus grosse bouse de l’année…
  • Platinum End ; mon Dieu, je m’attendais à tout sauf à ça pour la nouvelle série de l’auteur de Death Note. Je suis passée à côté de tout et l’ensemble (personnages, scnéario, situations, idées, etc.) m’a paru too much et ridicule. J’ai tout de même poussé jusqu’à lire le tome 3 mais je n’irais pas plus loin. Clairement pas pour moi.
  • Texas Jack ; J’ai beaucoup aimé Sykes, le précédent des mêmes auteurs, mais celui-ci ne m’a pas convaincu. Du très classique, pas forcément bien mené avec des personnages ultra vus et revus et des situations trop peu crédibles. La seule chose que je retiens et la fin qui, vu la facilité du reste du scénario, m’a surprise en bien.
  • Clivages ; Une idée qui aurait pu être intéressante mais un scénario et des personnages qui tombent à plat. Chose rare pour moi, je n’ai pas accroché du tout au graphisme et je l’ai trouvé mal fini.
  • Ava Granger ; Le graphisme s’annonçait original mais c’est bien la seule chose originale ici. On retombe dans du cliché, des personnages caricaturaux et une enquête à laquelle on ne croit pas. Tout se déroule comme on s’y attend, aucune surprise, aucune bonne idée.
  • Cyberfatale ; Moui bon, c’est censé être drôle et frais, c’est ça ? Avec les avis ultra positifs que j’avais entendus partout, je m’attendais à quelque chose de fin mais pour le coup je suis plus que passée à côté. Je n’ai même pas esquissé l’ombre d’un sourire, j’ai trouvé l’humour extrêmement lourd, qui tombait à plat, le scénario rempli de cliché et de préjugé (mais pas pour les dénoncer) et les personnages gonflant et peu crédible. Un zéro pointé pour moi, hélas. Dommage parce qu’en général j’aime assez ce que fait Oubrerie.
  • Les beaux étés Tome 5 ; bon, j’exagère, ce n’est pas une patate d’Or. Quand même. Mais je le mets malgré tout ici parce que je commence à m’en lasser des Beaux étés. Le scénario ne se renouvelle pas trop, on n’a aucune surprise et les quelques répliques caustiques que l’on pouvait trouver dans les premiers soit passent inaperçues parce que ce sont (plus ou moins) les mêmes, soit tombent à l’eau. C’est dommage parce que j’aime beaucoup cette famille mais je sens que la série s’essouffle et j’ai peur qu’à trop l’étirer, elle perde tout son intérêt. Donc bon, c’est loin d’être une patate d’Or, mais je tenais à le souligner parce que ce tome 5 fait partie de mes déceptions du mois.

    Et pour la suite ?

    Une fois encore je ne me projette pas, on va déjà laisser passer Noël !

Publicités

[BD] RIP Tome 1 – Derrick

couv75835657

Auteurs : Julien Monier et Gaët’s
Éditeur : Petit à petit
Nombre de pages : 111

Chaque jour, des gens meurent. Pour certains, cela se passe dans l’indifférence générale et ils peuvent être trouvés des semaines, des mois voire des années plus tard. Découvrir leur cadavre est le quotidien de Derrick qui travaille dans une société un peu spéciale : lorsque personne ne réclame les biens d’un défunt, il est chargé de récupérer tout ce qui est de valeur, ce sera par la suite vendu aux enchères. Chaque trouvaille est strictement contrôlée pour empêcher le moindre vol. Un métier pourri pour un salaire pourri entouré de collègues pourris. Alors, le jour où Derrick voit cette bague estimée à presque 1 million d’euros, il l’avale, imaginant son quotidien pourri changer…

La couverture donne le ton : RIP est une BD sombre et sale. Un polar bien noir qui dérange. On suit donc Derrick, le pur looser désillusionné qui n’attend plus rien de la vie. Il fait un métier immonde, avec des collègues craignos, dans une boîte pourrie pour un salaire de misère et vit dans un taudis avec une mégère acariâtre. En bref : une bien belle vie de merde. Aussi, quand il aperçoit cette bague qui pend négligemment aux doigts de cette vieille morte depuis des années… il saisit l’opportunité que la vie lui offre. De toute façon, au point où il en est, ça ne pourrait pas plus mal tourner, non ?

jnspp03Cette BD est géniale. Génialement glauque, génialement macabre. Le graphisme est sale, les couleurs terreuses, sombres à souhait, comme si on lisait cette BD à travers une vitre mal lavée ou à la lueur d’une bougie blafarde. La colorisation et les traits nerveux donnent une vraie ambiance à cette BD. Une ambiance qui tient une place très importante ; je trouve ça génial que les auteurs aient poussé l’atmosphère jusqu’au bout pour nous immerger totalement. On plonge dès les premières pages dans un quotidien sinistre que personne n’envie aux côtés de personnages tous plus lugubres les uns que les autres. Tout au long de notre lecture, on se sent poisseux et on imagine très aisément les odeurs aigres et fétides qu’affrontent nos « héros ». À coup sûr on préfère tous finir en dame/monsieur pipi dans une gare qu’à bosser pour cette société louche.
Outre l’ambiance, ce sont aussi les personnages qui surprennent par leur côté anti-héros ; mais pas l’anti-héros badass et beau gosse comme on nous en met partout dans les films ou les séries qui est juste un héros « sans foi ni loi ». Non, ici ce sont des anti-héros au sens premier du terme. Des hommes et des femmes qui n’ont rien pour eux, qui ne sont ni beaux, ni généreux, ni drôles (ou alors malgré eux), de purs beaufs désagréables et détestables pour la plupart. Des êtres amoraux pleins de rancœurs et de rejets de l’autre, d’amalgame et de racisme (ou sexisme) dans ce que l’on fait de plus poussé. À l’image du personnage principal, Derrick, un homme taciturne, froid, désillusionné au langage châtié et sans filtre qui critique notre société et sa vie quotidienne avec acidité et cynisme.
Le tout, servit par un scénario rythmé, sans temps morts qui peut paraître survolé à certains moments mais dont on sait déjà que les zones d’ombres seront approfondies dans les suites. La tension monte tout du long et la fin est, pour moi, juste parfaite.

Âme sensibles, s’abstenir. De même si vous espérez une BD critique construite autour d’une morale forte (ici, c’est plutôt le contraire d’ailleurs). Pour les autres, enfilez votre combi et suivez Derrick sans hésiter. Vous ne serez pas déçus du voyage…
Une BD grinçante et défouloir qui tient son pari de bout en bout. On se laisse emporter par ce tourbillon de noirceur et de saleté et malgré tout ça, on en redemande à la fin. Vivement la suite !

En trois mots : Noir. Prenant. Rythmé.

[BD] Rat & les animaux moches

9782413001508FS
Auteurs :
Sibylline, Jérôme D’Aviau et Capucine

Éditeur : Delcourt
Nombre de pages : 206

Rat habite dans une jolie maison en plein cœur de la Ville. Mais un jour, le propriétaire de la maison le voit et le chasse, le trouvant dégoûtant. Contraint de fuir, Rat erre quelques temps jusqu’à tomber, en plein cœur de la forêt, dans un village bien particulier : celui des animaux moches, hideux, affreux, délaissés, oubliés. Il a enfin trouvé sa place !

Rat est les animaux moches est une BD qui oscille entre album jeunesse et roman graphique. Chaque page ne contient qu’une ligne de texte, à la manière des albums, et la plupart du temps, un dessin en pleine page. Un dessin en noir et blanc très vivant qui frappe par sa qualité : les traits sont fouillés, détaillés, réalistes, et ne sont pas sans rappeler les gravures à l’ancienne. C’est un réel plaisir pour les yeux ! On s’attache immédiatement à ces animaux qui devraient être hideux et effrayants mais qui, grâce au graphisme de Jérôme D’Aviau sont en réalité mignons tout plein.

20Dans cette BD, nous sommes donc dans un village spécial qui a vu s’échouer tous les laisser-pour-comptes, les rebus, les affreux, les monstres. Personne ne veut d’eux parce qu’ils sont laids, parce qu’ils sont différents, alors ils se sont regroupés entre eux. Rejetés, certes, mais ensemble. Ensemble face au regard des autres, face à la peur, à la méchanceté. Ensemble et presque heureux. Presque parce qu’ils aimeraient bien trouver leur utilité dans ce monde. Parce qu’ils aimeraient être enfin acceptés pour ce qu’ils sont, pour qui ils sont. Que l’on voit au-delà de leur image de monstre. Image qu’ils n’ont pas choisie et qu’ils subissent malgré tout.

Contrairement à ce que la forme et le graphisme pourraient laisser croire, Rat et les animaux moches n’est pas une BD (uniquement) à destination des enfants. On y trouve plusieurs niveaux de lecture qui ont tous un même message : celui de la tolérance et de la fin du jugement de l’autre. Car ce que l’on juge hideux selon des normes bien précises (et absurdes) se révèle souvent plein de beauté, de bonté et de qualités. Pourquoi ne pas d’abord apprendre à se connaître avant de catégoriser ? Passer outre l’apparence et les préjugés ?
Le message peut paraître simple et évident, il suffit pourtant de regarder le monde dans lequel on vit pour comprendre qu’il est encore et toujours d’actualité. Et ça fait du bien de lire une BD sur le sujet qui soit aussi douce et bienveillante. Sans jamais tomber dans le cynisme, l’attaque ou l’agressivité, ce roman graphique nous sert une belle leçon de vie et une vraie critique sur notre société de l’apparence, de la norme et du rejet. De même, les auteurs évitent l’écueil du manichéisme, l’histoire est riche et bien pensée de bout en bout. On pourrait trouver la fin rapide, voire abrupte, personnellement je l’ai trouvée parfaite. Très réaliste.

Une belle BD, toute douce, qui amène à réfléchir sur le regard que l’on pose sur l’autre. Un album qui n’est pas sans rappeler les fables de la fontaine, mais en plus profond et émouvant.

En trois mots : Adorable. Bienveillant. Poétique.

En vrac

Quelques chroniques rapides, en vrac.

9782377311064-475x500-1Titre : Lapa la nuit
Auteur : Nicolaï Pinheiro
Éditeur : Sarbacane
Mon avis : À Rio, la nuit, les gens de tous âges se croisent à Lapa : quartier bohème, bruyant et fourmillant, à la frontière entre les quartiers riches du Sud et les quartiers populaires du Nord. Un endroit où tous les chemins se rencontrent, l’endroit de tous les possibles. Le temps d’une nuit, Fabio, Joanna, Cacique et Erika vont s’y perdre et s’y fondre…
Lapa la nuit c’est avant tout une BD au graphisme chaud et coloré qui rend particulièrement bien l’ambiance et la vie de ces quartiers où la jeunesse vient s’enivrer, flirter, danser, dealer, chanter ou flâner. Le temps d’une nuit, le lecteur suit ces personnages en quête de fête, de joie, d’amourettes de passage. Des personnages dont on sait peu de choses finalement, qui se dévoileront au fil de l’histoire. Plus les pages défilent, plus la tension monte (qu’elle soit nerveuse ou sexuelle). Quelque chose va se produire cette nuit, quelque chose de gros, de spécial. On le sait, on le sent dès les premières cases sans pouvoir dire si ça aura un impact positif ou négatif.
Une BD vraiment intéressante, qui présente Rio et la jeunesse brésilienne avec un œil frais et honnête. Un graphisme convaincant et des personnages très réalistes. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lire mais il m’a tout de même manqué quelque chose pour qu’elle dépasse le stade de « bonne lecture ». Peut-être la gestion de la tension pêche-t-elle vers la fin ? Ou qu’à l’image de ces fêtards on fatigue sur la fin ?
Une BD qui sitôt refermée, donne envie d’aller découvrir ce quartier vivant et hétéroclite. Une bonne lecture qui nous emporte dès les premières pages.

 

Titre : Les filles de Salem – comment nous avons condamné nos enfants9782205077025-475x500-1
Auteurs : Thomas Gilbert
Éditeur : Dargaud
Mon avis : Salem, en Nouvelle-Angleterre. Abigail, 17 ans, raconte l’histoire des sorcières de Salem dont elle fut l’une des victimes.
À travers l’histoire d’Abigail, une jeune fille de dix-sept ans, l’auteur revient sur l’un des « procès » les plus injustes et honteux de l’Histoire. Le propos est porté par un graphisme sec et sombre qui accentue l’ambiance glauque et glaçante. La pression monte petit à petit au fil des pages, on se sent rapidement prisonnier de ce huis-clos étouffant. Le comportement injustement haineux et vil de certains personnages est insupportable. Impossible, lors de la lecture, de ne pas éprouver une immense compassion pour ces femmes injustement traitées et qui doivent payer pour le fait… d’être nées femmes (qui se rêvent libres) dans un monde d’hommes (pensé pour et par les hommes).
Une BD noire et désillusionnée qui fait froid dans le dos et dont on sort révolté. Mais une BD importante qui revient sur un drame qu’il ne faudrait surtout pas oublier, même s’il est ancien, car en situation de crise, les démons de l’être humain ne sont jamais bien loin.

 

9782203155664-475x500-1Titre : Le vieil homme et son chat (T1)
Auteur : Nekomaki
Éditeur : Casterman
Mon avis : Dans une petite ville côtière du Japon, loin des mégalopoles, Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, vit avec Tama, un chat âgé de 10 ans.
À travers plusieurs nouvelles, le lecteur suit ici le quotidien de Daikichi et de son chat, le temps d’une année, au fil des saisons. Un quotidien tendre, drôle et nostalgique.
Le vieil homme et son chat est la BD doudou par excellence. Les graphismes comme les couleurs sont très ronds, très doux, les personnages adorables et attachants. L’auteur pose un regard bienveillant sur la vie de cet homme et tout ce qui l’entoure. On se sent chez nous à ses côtés et c’est avec plaisir que l’on suit chacun de ces petites anecdotes. Au fond, on aimerait ne jamais quitter ce petit vieux grognon et son chat !
Une BD qui fait apprécier les petits riens du quotidien. À lire les jours de déprime avec un bon thé chaud et un plaid tout doux.

 

Titre : Amour, Djihad & RTT9782413008958-475x500-1
Auteur : Marc Dubuisson
Éditeur : Delcourt
Mon avis : La vie s’écoule paisiblement au sein de l’administration départementale jusqu’à ce qu’un beau jour, Kowalsky se radicalise. Dès lors, il prend tout l’étage en otage et la routine bureaucratique fait place au chaos…
Avec cette BD, attendez-vous à un enchainement d’absurdités, d’exagérations, d’humour noir et grinçant et de détournements de faits de sociétés. Marc Dubuisson se sert d’une situation grotesque et peu crédible pour critiquer notre société actuelle avec acidité. Et ça fonctionne parfaitement ! Les situations toutes plus loufoques les unes que les autres rendent ses piques encore plus pertinentes parce que l’on prend vite conscience que si le scénario de base est invraisemblable, les réactions que ça engendre sont pour le coup très plausibles. Tout passe sous le regard acéré de l’auteur : le journalisme, le monde du travail, la télévision, les rapports hiérarchiques, le féminisme, les amalgames, la bêtise humaine et bien d’autres.
C’est bête, méchant, parfois trash et surtout très drôle. Le tout, sans jamais tomber dans le lourdingues ou le vulgaire. Un humour auquel j’ai totalement adhéré mais qui ne plaira pas forcément à tout le monde. Une vision et une critique de notre société que j’ai trouvé très pertinente. Le genre de BD qui plaira sans doute aux fans de Zaï Zaï Zaï Zaï.

Octobre 2018 – Le Bilan

Ça y est, j’ai enfin déménagé ! J’ai désormais un accès illimité à internet, j’espère pouvoir enfin m’occuper de ce blog et le nourrir comme je le souhaite !

Je commence avec un bilan du mois d’octobre qui fut très remplis (Noël, Noël…). Un bilan vingt jours après la fin du mois ; qui a dit que j’étais en retard ?
Du coup, à deux mois de Noël, ça ressemble à quoi ma vie de libraire ? 111 BDs, comics, mangas de lus. J’en suis plutôt contente ! Par contre, pas l’ombre d’un roman, c’est ma grande déception d’octobre. J’aurai enchaîné les BDs mais avec le déménagement, le boulot, les sorties, les ramassages de châtaignes, les activités annexes… bah je n’aurais même pas trouvé le temps de me lire un petit roman. Et pour l’instant, Novembre s’annonce sur la même longueur d’onde…
Mais trêve de papotages inintéressants. Qu’a donc donné ce mois d’octobre passé ?

Des coups de cœur ?

Oui, deux. Seulement deux mais ce furent d’énormes coups de cœur (voire même de pure claque pour l’un des deux) donc ça compense.

  • Moi ce que j’aime c’est les monstres; Cette BD est une claque. Une tuerie. Un chef-d’œuvre. Ça faisait longtemps que je n’étais pas ressortie d’une lecture aussi… touchée, troublée, emportée. (chronique à venir).
  • La croisade des innocents; Un deuxième coup de cœur qui ne fut pas aussi intense que le premier mais tout de même. Une très belle BD sur la liberté, la foi, l’aveuglement, l’innocence et bien d’autres choses encore. Du très, très bon ! (chronique à venir).

On retient quoi d’autre ?

  • HSE ; une série particulièrement bien menée. Je ne l’avais toujours pas lue, je regrette presque de ne pas l’avoir fait plus tôt. Une très belle critique de notre société capitaliste et des dérives extrêmes qu’elle peut emprunter !
  • Proies faciles ; un polar fin qui se déguste tout du long. Là encore, une belle critique de notre société. (chronique à venir)
  • Babybox ; Une BD sur l’adoption et sur les origines qui, de mon point de vue, évite tous les clichés. Le choix narratifs, graphiques et des couleurs la rend forte et très belle. (chronique à venir) (non, non, les « chroniques à venir » ne s’accumulent pas du tout… haha).
  • Les grands espaces ; Petite dimension écologique derrière ce récit de vie de Catherine Meurisse. L’autrice profite de nous raconter son enfance loin de la ville pour poser un regard critique sur l’évolution de nos campagnes. Très délicat.
  • Algériennes – 1954-1962 ; Un reportage sur l’Algérie et notamment la guerre d’Algérie du point de vue de plusieurs femme. Ce n’est pas le reportage le plus creusé (le but n’est pas de donner tous les tenants et les aboutissants de cette guerre) mais l’idée est surtout de présenter plusieurs femmes qui ont vécu différemment la guerre d’Algérie et de voir comme cette guerre les a touchées et les a modelées pour l’avenir. Très intéressant. (chronique à venir)
  • L’invitation ; une très jolie (et intéressante) BD jeunesse sur la confiance en soi, la peur du rejet et l’amitié à lire dès 7 ans. Une belle manière d’expliquer à l’enfant comment surmonter ses peurs sans  minimiser ce qu’il peut ressentir.

Et les suites qui confirment de très belles séries : Beyond the Clouds Tome 2 ; L’enfant et le maudit Tome 5.

Des Patate d’Or ?

Comme toujours, hélas. J’ai d’ailleurs eu l’impression de les enchaîner quelque peu ce mois-ci…

  • Black Butler ; je n’avais jamais lu la série mais c’est une série qui se vend bien alors j’ai testé pour ne pas finir ignare. Bon, ce n’est définitivement pas pour moi. Je me suis ennuyée à mourir durant ma lecture, les personnages m’ont grandement gonflée le scénario m’a paru à la fois absurde, bancal et creux et le graphisme n’a rien de fou pour rattraper l’ensemble. Bref, ce n’est pas pour moi… (et pourtant j’ai poussé jusqu’au Tome 5. Sadomasochisme ou professionnalisme exacerbé ? J’hésite encore…)
  • Layla – conte des marais écarlates ; pfff, que c’est creux, vide, remplis seulement de corps de femmes érotisés et dénudés pour donner l’impression qu’il y a quelque chose dans cette BD. Les personnages sont insupportable et peu crédibles, le scénario ridicule et vu, revu et re-revu… un dessin classique qui ne va rien cherché de neuf pour relever tout ça. Je soulignerais juste la colorisation qui n’est pas si pire. Mais pour le reste…
  • Mia & Co ; un diptyque jeunesse bien creux et bien cliché. J’hésitais entre ricaner, bailler d’ennui ou m’agacer tout au long de ma lecture…
  • O.S.E ; mon Dieu mais il n’y a absolument rien dans ce manga ! Pourtant l’idée de base est classique mais géniale (un jeu vidéo pour « surmonter ses peurs » présentés lors d’une grande convention geek) mais alors c’est du blabla pour du blabla, il ne se passe rien, les personnages sont inutiles et insipides. Un beau raté…
  • Les voleurs de beauté ; une fois encore on a une idée géniale mais un traitement survolé, creux et insipide. Des personnages caricaturaux au possible et des scènes ridicule tellement elles sont soit too much, soit creuses. Ça m’a définitivement coupé l’envie de lire le roman dont elle est adaptée…
  • Cyberwar ; Pfff, pfff et re-pfff. Un scénario qui aurait pu être sympa (et apporter un réflexion profonde sur notre société) mais alors un traitement mauvais au possible… hyper rapide, peu crédible, too much avec seulement deux personnages féminins dont la première est là pour se faire violer, la seconde, strip-teaseuse, qui est là pour montrer son corps de rêve (et Russe, bien évidemment). Ça me gonfle.
  • Le réveil des poupées ; Pas une case de cette BD n’est crédible. Ça va trois fois trop vite, les personnages sont ridicules et leurs réactions clichés au possible. J’ai ri tout du long, mais pas dans le bon sens du terme hélas…
  • Les compagnons du crépuscule ; Est-ce qu’on pourrait s’il vous plait arrêter les BD avec des personnages féminins insipides que l’on prend plaisir à tourner en ridicule et qui ne servent qu’à montrer leurs seins ou leurs cuisses et à se faire trousser par des péquenauds ? En faisant croire que « mais non voyons regarde, c’est un personnage « fort », elle jure comme un charretier et dit des blagues salaces. Allez, on va dire que c’est une série d’un autre temps…
  • Le chalet bleu ; une BD patriarcale au possible qui sous couvert de conte pseudo poétique nous sert une morale insipide sur la « liberté » et le passage à l’âge adulte. Elle m’aurait fait grincer des dents de bout en bout celle-là.
  • Assassination classroom ; bon, là, je m’attendais à ne pas aimer du tout. Je sais de base que je ne suis pas le public cible, je l’ai surtout lu pour ma culture libraire vu que c’est une série devenue culte. Donc bon, elle a rempli son office : je me suis ennuyée tout du long et je n’y ai pas cru.

Et pour la suite ?

Une fois encore je ne me projette pas mais maintenant que j’ai emménagé, j’ai bon espoir de pouvoir nourrir ce blog à minima. On verra !

Août-Septembre 2018 – Le Bilan

Bonjour à tous.tes !

Après plus d’un mois d’hibernation due à la frénésie de la rentrée, le blog reprend du service et renaît de ses cendres ! Et quoi de mieux que de commencer par un petit bilan des deux mois écoulés ? De août à novembre, c’est la très grosse période de sortie en librairie (Noël, Noël… !) et ça se ressent sur mes lectures ! Au total, 211 BD, BD jeunesses, comics et mangas lus ces deux derniers mois. Pfiou ! Évidemment, avec une telle quantité, c’est pas forcément toujours la qualité qui ressort mais je retiens tout de même de très belles lectures sur ces deux mois.

Des coups de cœur ?

Oui, et heureusement ! Quatre coups de cœur au total pour trois romans graphiques et un comics.

  • Phoolan Devi – reine des bandits; Le premier coup de cœur, qui reste LE coup de cœur de cette rentrée pour l’instant c’est Phoolan Devi. Une BD incroyable qui retrace la vie de cette femme non moins incroyable qui est partie de la caste la plus basse d’Inde pour terminer député. Un destin juste dingue ; à la fin de notre lecture, on ne rêve que de prendre les armes et de la rejoindre dans son combat ! (chronique à venir)
  • Amour minuscule; Deuxième très gros coup de cœur ! J’avais déjà eu un coup de cœur pour Le Port des marins perdus, leur précédent album et le talent de ce couple d’auteur italiens se confirme de nouveau avec ce roman graphique dense et magnifique sur la famille, l’exil, la religion, l’héritage… bref, sur la vie. (chronique à venir).
  • Moi en double ; magnifique témoignage de Navie sur son rapport au corps et son combat contre l’hyperphagie. Un témoignage sans faux-semblant, d’une grande sincérité. (chronique à venir)
  • Motor Girl ; où l’on suit la réadaptation à la vie d’une soldate américaine, tout juste rentrée et qui vit désormais dans une casse automobile en plein milieu du désert. C’est beau, drôle, touchant, triste et complet. (chronique à venir)

On retient quoi d’autre ?

  • Hiver indien ; une BD très belle et très douce sur la famille, la place que l’on occupe dans la famille et la confiance en soi !
  • Underwater ; un manga en deux tomes sur les souvenirs et la famille qui n’est pas sans rappeler la délicatesse (tant graphique que scénaristique) d’un Jiro Taniguchi.
  • Loup ; Une BD sombre qui fouille les méandres de la psychologie humaine et du traumatisme. Très bien faite, très bien menée, elle nous tient en haleine tout du long !
  • L’Odyssée d’Hakim Tome 1 ; un mix entre BD témoignage et BD reportage : Fabien Toulmé a rencontré pendant plusieurs mois Hakim, un jeune syrien réfugiés en France. Il nous raconte ici le début de son parcours avec une grande délicatesse.
  • Malaterre ; Un personnage principal détestable, pur escroc, menteur, manipulateur qui nous embarque à ses côtés dans ses combines. On l’adore autant qu’on le déteste ! Une très bonne BD sur les relations père-enfants, sur le monde du travail et le colonialisme.
  • RIP Tome 1 ; une BD bien glauque, bien noire avec un scénario très bien mené tout du long. Tout se joue sur l’ambiance, le rendu est génialement inattendu !
  • L’âge d’or ; Un superbe graphisme pour une geste chevaleresque classique mais dont les personnages, très intéressants, apportent une épaisseur nouvelle. J’ai hâte de voir comment le deuxième clôture tout ça !
  • Noise Tome 1 ; le nouveau Tsutsui commence très fort, j’ai hâte de découvrir la suite. Un polar psychologique comme il sait si bien faire !
  • Kraken ; je n’attendais rien de ce polar maritime et pourtant, je me suis totalement laissée embarquer et surprendre. Les personnages sont très bien campés, le scénario ne se dévoile qu’à la toute fin pour mieux nous surprendre. Une excellent surprise !
  • Marion Tome 1 ; un manga qui sera en deux tome sur une gavroche Édith Piaf des temps moderne. Intéressant tout ça et le premier démarre très fort !
  • Et il foula la terre avec légèreté ; une BD écologique sur les terres encore sauvage et feutrée de la Norvège. Un pur régal pour les yeux ! Et une belle réflexion derrière !
  • Chronoctis Express ; Un manga français sur l’Au-Delà dont je n’attendais rien et qui a su me surprendre. J’aime beaucoup l’univers et les personnages et je me suis totalement laissée embarquée dans l’histoire malgré une ou deux facilités. À voir comment tout cela évolue mais c’est prometteur !
  • Petit Robot ; une pépite jeunesse très graphique sur l’amitié, la différence et la tolérance. À mettre entre toutes les jeunes mains !
  • Chiisakobé ; Un graphisme épuré, un scénario délicat, des personnages originaux. Il ne m’en fallait pas plus pour être embarquée dans ce manga social ! La suite promet d’être encore meilleure !

Et les suites : Jim Hawkins Tome 2 ; Dept. H Tome 3 ; Charlotte et moi Tome 3 ; Radiant Tome 6 à 10 ; SuperS Tome 4 ; Bergères Guerrières Tome 2 ; Aubépine Tome 2. Toutes excellentes et aussi bonnes que les premiers tomes (voire meilleures pour les Radiant, par exemple). Des séries à suivre assurément !

Des Patate d’Or ?

Comme toujours, hélas.

  • Juice ; je dois confesser que je n’ai pas tout compris. La temporalité n’est pas claire, les personnages non plus. C’est creux, trop rapide (et trop lent en même temps) et il ne se passe rien. Mais ce n’est même pas contemplatif pour pouvoir apprécier ce rien. Bref, je suis totalement, mais alors totalement passée à côté.
  • Dr. Stone ; bon, définitivement, je ne suis pas le public cible des shonen. Surtout pour un shonen comme celui-ci où priment la surenchère et l’exagération. Tout m’a gonflé ici : les personnages, l’histoire, les facilités, les décisions des personnages… j’ai bien compris que ce côté too much était volontaire mais pour moi c’est mal mené et ça tombe à plat.
  • Superman ; une fois encore on est ici face à une BD sans la moindre émotion, qui ne dégage rien, dont le scénario est inexistant, avec des personnages creux et des situations caricaturales. Un raté absolu.
  • Bugz ; une fois encore on est face à une BD jeunesse où tout va trop vite, où l’humour est lourd, les personnages creux (parce que pas assez approfondis) et le scénario beaucoup trop facile. Je n’ai pas du tout aimé alors même que l’univers aurait eu du potentiel. Dommage.
  • De la nécessité d’avoir un ours chez soi ; une BD trop réaliste pour que l’absurde du scénario fonctionne et trop absurde pour que le côté réaliste nous touche. Pour moi, tout tombe à côté du début à la fin. Vite lu, vite oublié.
  • L-DK ; je me contenterai de dire que je ne suis pas du tout le public cible des shojos. Surtout de ce genre de shojos classiques, sexistes, niais, faciles et grotesques.
  • Le chemisier ; son précédent Une sœur m’avait laissée de marbre (oui, je dois bien être une des seules). Ni apprécié, ni détesté. Celui-ci par contre m’a gonflée. C’est plat, sans émotions, vide, facile, caricatural et mal mené. Je m’attendais à passer à côté mais pas à ce point. L’idée de base est plutôt bonne (ce chemisier qui change le regard de cette fille sur elle-même et le regard que les autres lui porte) mais alors le traitement… on repassera, hein.
  • Soul Eater ; Du fan service, du fan service, du fan service, du fan service (comprendre : des femmes à poil toutes les deux pages sans la moindre raison). Des blagues lourdes, des personnages gonflants et caricaturaux, des dialogues bâclés… c’est con parce que l’idée de base est sympa. Mais alors c’est bien la seule chose à garder ici, pour moi.
  • Fire Force ; pour le coup, mon avis ici est exactement le même que pour Soul Eater (avec peut-être un tout petit peu moins de fan service. Mais à peine…). Personnages caricaturaux, situations grotesques, blagues lourdes. Je n’ai pas du tout adhéré.
  • Dodo ; le thème du divorce semble à la mode pour cette rentrée en BD jeunesse. L’idée de métaphoriser le mal-être de la gamine qui subit le divorce de ces parents est classiques mais efficace. Par contre, la manière de traiter ça est cliché, bateau et sans intérêt. Dommage !
  • La petite fille qui voulait voir la guerre ; C’est facile, cliché, trop rapide et pas crédible. En soit, la BD pourrait passer mais il existe déjà tellement de BD sur la première guerre mondiale (et tellement meilleure) que celle-ci brille par son inutilité (oui je suis dure…).
  • Les Mythics Tome 3 ; j’avais trouvé les deux premiers faciles et moyens mais bon y avait pire. Ce troisième tome par contre n’est pas passé. Le personnage principal est gooooooonflant, les situations grotesques, le scénario est expédié en deux minutes. Pour l’instant, chaque tome est moins bon que le précédent, je crains le quatrième. Et que sera le sixième à ce rythme… Ok c’est de la jeunesse, mais faudrait voir à ne pas trop se moquer des lecteurs tout de même. C’est vraiment tous ce que Sobral et Lyfoung ont été capable de faire ? Quelle déception !

Et du côté des romans ?

Un coup de cœur pour Tropique de la violence. Le style, l’histoire, les personnages, la noirceur, la narration en roman chorale… j’ai tout aimé. Un roman court mais hyper dense !
Je retiens aussi Kushiel que j’ai beaucoup apprécié notamment pour la qualité de la langue (et de la traduction, donc). Un roman de fantasy géopolitique complet et complexe qui nous entraîne rapidement dans son sillage. Les personnages sont très intéressants, originaux et l’histoire se tient de bout en bout. J’ai hâte de lire les suites !
Un essai intéressant sur le féminisme (Le guide du féminisme pour les hommes et par les hommes) mais un peu trop succinct et dont le ton humoristico-moralisateur m’a parfois gonflée. Mais c’est une bonne première approche pour qui voudrait comprendre un peu plus d’où vient le féminisme et quelle est son utilité. À conditions de prendre du recul sur le ton pour certains items.
De belles découvertes avec Hypérion Tome 1, Nos vies désaccordées ou encore Une longue impatience mais pas au point d’être des coups de cœur. J’ai beaucoup apprécié le style et la langue (notamment pour Une longue impatience) et je sais que je lirais le deuxième tome d’Hypérion avec plaisir. Mais pour les trois il m’a manqué quelque chose. Nos vies désaccordées était un peu court, j’aurais aimé plus d’approfondissement. À l’inverse, j’ai lâché Une longue impatience sur la fin qui tournait un poil en rond pour moi et devenait redondant.
J’aurais aussi lu Et au pire on se mariera dont je ne sais que penser. Il m’a mise très mal à l’aise (ce qui est bien sûr le but recherché), cette gamine m’a touchée et bouleversée mais… je ne sais pas. Il y a un côté too much que je n’ai pas apprécié. In fine, je ne sais pas si c’est un livre que j’ai apprécié ou que je n’ai pas aimé du tout… haha.
Et enfin, une Patate d’or avec Moi et les Aquaboys. Là encore un scénario un peu faiblard, des personnages qui pourrait être intéressant mais qui se révèlent caricaturaux, des facilités, des dialogues creux… pas pour moi hélas.

Et pour la suite ?

Pfiou, avec Noël qui approche, je ne me projette pas. Je tenterai de faire au mieux pour le blog mais on verra !

[BD] Globules et conséquences

9782749308791FS
Auteur : Catherine Pioli
Éditeur : Vents d’Ouest
Nombre de pages : 152

La vie de Catherine Pioli bascule le jour où on lui diagnostique une leucémie aiguë. Son monde chavire, elle est désormais de l’autre côté du miroir : celui de la maladie et des malades. Celui des hôpitaux et des patient.es.
Entre séances de chimio qui n’en finissent pas, le quotidien morne de l’hôpital, les fatigues chroniques, les médicaments, les soins infirmiers… elle nous raconte ici son parcours, son combat.

2451_P17Globules et conséquences et une BD témoignage aussi dramatique que magnifique. Dramatique parce qu’il est ici question de maladie, de souffrance, de combat quotidien, de désillusion, de mort. Magnifique parce que c’est un témoignage vrai, juste, sans faux-semblant mais sans misérabilisme non plus. Catherine Pioli réussi le tour de force de nous décrire son quotidien avec autant de sérieux que d’humour, d’ironie que de détachement.
Certaines pages sont très instructives (sur le corps médical, le système immunitaire….), d’autres franchement hilarantes quand d’autres encore sont glaçantes de réalisme (la double page où elle se regarde dans le miroir me marquera longtemps). Je suis impressionnée de voir le recul qu’a pu prendre Catherine Pioli sur elle-même et sur sa maladie ! Tout du long, on comprend bien que malgré sa leucémie, elle ne veut pas se réduire à ça : une malade. Une cancéreuse. Parce que c’est aussi une femme, une illustratrice, une pinailleuse, une rêveuse…

Le dessin est simple, épuré, très doux, presque à l’opposé de son quotidien de combat. Oscillant entre couleur et noir et blanc, entre détaillé et esquissé, donnant l’impression d’être au diapason de l’état d’esprit de l’autrice.

J’ai aimé que La BD se termine sur un court dossier expliquant l’importance du don de moelle osseuse. En tant que lecteur, nous ne sommes pas seulement lecteurs des malheurs de Catherine mais nous avons la possibilité (très, très simplement) de devenir à notre tour acteur pour aider des malades. J’ai trouvé cet ajout indispensable. Sans être moralisateur ou culpabilisant, il présente toute la marche à suivre pour devenir donneur (de moelle osseuse ou simplement de fonds, pour la recherche).

Une BD témoignage magnifique, une femme qui force l’admiration. Une lecture dont on sort retournés avec une seule envie : s’inscrire sur le registre de don de moelle osseuse.

En trois mots : Fort. Vrai. Bouleversant.

Juillet 2018 – Le Bilan

Bonjour à tous.tes !

Après un mois de vacances à profiter du soleil (Hourra !), le blog reprend vie. En commençant par un petit bilan du mois de juillet (mieux vaut tard que jamais, non ?).

Que retenir de juillet ?

Du soleil, des randos, de la lecture, des orages, des biches, du train, de la lecture dans le train, du bus, du stop, de la plage, de la lecture sur la plage, de la forêt, des montagnes, des glaces, des nuits sous tentes, de la lecture sous la tente, des jus de fruits, des pastèques… Bref, des vacances ! You-pi !
Forcément, l’activité sur le blog s’en est ressentie puisque je l’ai abandonné un mois complet mais ça ne m’aura pas empêché de lire (bien au contraire !). Le mois de juillet précédent s’est donc clôturé sur 9 romans lus, 14 BD (dont 2 jeunesses), 18 mangas et 1 comics. De manière générale, ce mois n’aura pas été fou. Beaucoup de mes lectures m’ont déçues ou ennuyées, j’en attendais souvent plus et mieux. Un bilan mitigé donc. La quantité était au rendez-vous (surtout pour les romans), mais pas la qualité, hélas.

En détail ça donne quoi ?

Deux coups de cœur BD :

  • Un monde en pièce, une BD parfaite tant dans l’idée, le scénario ou le dessin. Pour l’instant il s’agit de mon coup de cœur de l’année ! (chronique à venir)
  • Globules et conséquences, un témoignage juste, vrai et sans concession sur la leucémie. C’est beau, c’est triste, c’est fort ! (Retrouvez la chronique ici)

Les quatre étoiles BD-Comics-Mangas :

  • Le parc ; une BD très intéressante sur la vengeance et les drames quotidiens. (chronique à venir)
  • Seven to Eternity Tome 2 ; j’avais adoré le premier tome de ce comics très noir, le second est encore meilleur à mes yeux. De la Dark-Fantasy très fine, des personnages hyper intéressants, un dessin sublime et un univers riche et foisonnant. J’attends la suite avec grande impatience !
  • Radiant Tomes 1 à 5 ; le seul manga français traduit au japon et qui depuis peu à même son animé ! Je ne pouvais pas passer à côté. Et je dois dire que je suis complètement tombée dedans ! Moi qui ne suis pas du tout le public cible des shonen, j’ai a-do-ré !
  • Beyond the Clouds ; une nouveauté manga au graphisme superbe ! L’histoire commence plutôt bien avec cette amitié entre ce garçon plein de rêves et cette fillette tombée du ciel. Pour l’instant le rythme est bon, les personnages et l’intrigue accrochent bien. J’ai hâte de voir la suite (et j’espère que ça restera dans la même veine !).

Les Patates d’Or :

  • Peter Pan Tomes 5 et 6 ; Je n’avais toujours pas lu l’incontournable série de Loisel, c’est désormais chose faite. Mais alors, autant j’ai aimé l’idée de revisiter le mythe de Peter Pan, autant je n’ai pas du tout accroché avec la manière dont Loisel fait ça. Cette série est d’un racisme et d’un sexisme sans nom. Peter m’a gonflée tout du long, je n’ai eu aucune attache avec les personnages et le scénario m’a paru bien long. Six tomes pour une série qui aurait pu en compter trois maximums, à mes yeux. Je dois bien être une des rares à être totalement passée à côté de cette série culte…
  • Mon ami le cauchemar ; Que de lourdeur dans cette BD jeunesse. Le personnage principal est lourd et too much. Le scénario est lourd et too much. Les dialogues sont lourds et too much. Bref, rien ne m’a convaincu. L’histoire de base paraissait sympa pourtant avec cette jeune fille qui n’a peur de rien et ce cauchemar perdu en ville. Mais non. C’est totalement tombé à plat et je me suis ennuyée de bout en bout.
  • Horizontale – journal d’une grossesse allongée ; Dans le style ennuyeux… celui-ci tire la palme. Bien sûr que je m’attendais à ce que ce soit lent, contemplatif et qu’il ne se passe pas grand-chose dans cette BD et d’habitude j’adore les BD qui prennent leur temps, qui jouent sur l’ambiance et où il ne se passe « rien ». Mais là, c’est froid, creux et survolé. Même le graphisme ne m’a pas emballée. Dommage…
  • Universal War One Tome 6 ; Allez, avec celui-là je suis un peu dure, ce n’est pas exactement une Patate d’Or, plutôt une immense déception. La fin du quatrième m’avait scotchée, j’étais à fond ! J’en attendais donc beaucoup des deux derniers. Le cinquième tome m’avait moyen convaincue mais j’attendais le final avec impatience, final que j’espérais haut en couleur et in-croy-able ! Sauf que non, ça n’a pas marché avec moi. Une fin que j’ai trouvée trop facile, trop tirée par les cheveux. Hyper décevante…

Et du côté des romans ?

Un mois qui ne fut pas extraordinaire. J’ai tout de même eu trois très bonnes lectures sur neuf (un tiers, ouf !) mais le reste m’aura soit carrément déçue, soit laissée de marbre. Pour les trois excellentes lectures, j’ai nommé Point cardinal de Léonor de Récondo, tout d’abord. Un texte très fin et très sensible pour parler de la transexualité. La plume de l’autrice arrive à faire passer toutes les émotions et les pensées du personnage principal avec une grande finesse. J’aurais juste aimé que le roman soit plus long pour creuser encore les sentiments de la famille et les relations entre les personnages (chronique à venir). L’ombre de nous-mêmes, ensuite, de Karine Reysset m’a aussi beaucoup plu. Ces deux femmes emprisonnées et la fille de l’une de ces femmes qui se livrent sans tabou, sans filtres sont extrêmement touchantes. J’ai aimé la forme, j’ai aimé le fond. Là encore, un roman très sensible et subtil qui aborde de nombreux points de sociétés dont on parle assez peu, finalement. Enfin, j’ai aussi beaucoup aimé Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro. Tout se joue sur l’ambiance, la lenteur, les non-dits. Un roman qui dérange, fait réfléchir, surprend, agace, plait, fait rire, espérer… bref, un roman complet. J’ai aimé le côté ambigu présent tout du long. Le style très poétique. Les personnages très humains. Une bien belle découverte !
Deux autres lectures m’auront marquées positivement : La maison du scorpion de Nancy Farmer qui est une très bonne dystopie jeunesse. Mais voilà, peut être un poil trop jeunesse pour moi. J’ai bien aimé, je me suis laissée prendre par ma lecture mais le tout était quand même assez facile. On achève bien les chevaux de Horace McCoy m’aura aussi beaucoup fait réfléchir. J’ai aimé la forme et la structure du récit, mais j’ai moins aimé les personnages. Mais rien que pour le sujet inattendu et le découpage, ce roman mérite d’être lu !
Et puis viennent les déceptions. Avec L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman que j’aurai mis un temps fou à lire. Un roman que j’ai trouvé trop lent, trop surfait, hélas. J’en attendais beaucoup de ce conte (peut-être trop ?) mais finalement il ne m’aura pas touchée. Peut-être l’ai-je lu à la mauvaise période ? La folle rencontre de Flora et Max ensuite ne m’aura pas emballée plus que ça non plus. De bonnes idées, de bonnes réflexions mais tout va trop vite et c’est trop facile, une fois encore. Je n’y ai pas cru et ne me suis pas attachée aux deux personnages principaux.
Enfin, deux Patates d’Or que sont Il y a un garçon dans les toilettes des filles de Louis Sachar, là encore un ramassis de sexisme, de clichés et de facilités (alors même que le sujet est important, grave et beau. Dommage qu’une fois de plus le traitement ne suive pas. Mais alors pas du tout). Et enfin La loi du cœur de Amy Harmon qui malgré de bonnes idées et quelques twists intéressants (qui m’ont surprise) m’a paru bien plat et (souvent) ridicule.

Et pour la suite ?

Août touche à sa fin, la rentrée littéraire commence, ça sent les bonnes lectures à venir ! Autant j’adore les vacances, autant j’aime tout autant la rentrée ! J’espère pouvoir poster les chroniques prévues ainsi que quelques articles plus généraux sur des réflexions ou des thèmes différents. Mais les journées ne faisant que 24h… on verra bien comment ce mois d’août se terminera !
Encore merci à celles et ceux qui passent par ici, laissent un mot ou un « j’aime » et à bientôt sur ce blog ou ailleurs 😉

Les p’tits vendredis

Le rayon jeunesse regorge de trésors plus ou moins connus. J’aime particulièrement me perdre dans les albums jeunesses, dont les graphismes et les thèmes sont incroyablement variés. On trouve de tout : de l’humour, de l’aventure, de la poésie, de la couleur, du noir et blanc, du caricatural, du détaillé, du minimaliste…
Certains vendredis, lorsque le temps et l’envie seront au rendez-vous, je vous présenterai donc trois ou quatre albums jeunesses coup de cœur, connus ou non, récents ou non, qui me semblent incontournables !

Sans plus attendre, voici donc ma première sélection des p’tits vendredis :

  • Le pêcheur et le cormoran

9782877677646FSAuteur : Stéphane Sénégas
Éditeur : L’École des Loisirs – Kaléidoscope
Chaque jour, un pêcheur solitaire vient sur le lac attraper des poissons. Un matin, alors qu’il pêche paisiblement, un cormoran s’approche de sa pirogue… c’est le début d’une belle histoire entre l’homme et l’oiseau.
Le pêcheur et le cormoran est un album jeunesse magnifique. L’histoire très poétique est servie par un superbe graphisme en noir et blanc, épuré, détaillé, qui n’est pas sans rappeler les estampes japonaises. L’objet-livre en lui-même est très travaillé, en format à l’italienne avec dos toilé. Un superbe album à découvrir absolument qui plaira autant aux enfants qu’aux parents. À lire dès 4 ans.

  • C’est l’histoire d’un éléphant

9782848655055FSAuteurs : Agnès de Lestrade et Guillaume Plantevin
Éditeur : Sarbacane éditions
La couverture annonce la couleur, cet album est sous le signe de la bougonnerie !
C’est l’histoire d’un éléphant qui n’est vraiment pas content parce qu’il a mal dormi cette nuit à cause d’une chauve-souris qui a fait du bruit toute la nuit au-dessus de son lit. Pris par sa mauvaise humeur, il va mal se comporter avec un singe. C’est donc l’histoire d’un singe qui n’est pas content à cause d’un éléphant qui n’était pas content…
Voilà un album jeunesse qui joue sur le principe de répétition et d’exagération, jusqu’à la chute inattendue et très drôle qui nous ramène au début. Le genre d’histoire sans fin qu’on aime lire en boucle pour le plaisir. Le graphisme très rond et coloré appuie totalement le côté humour frais décalé et rend les animaux très expressifs.
Une histoire hyper drôle qui plaira aux plus petits dès 3 ans.

  • La petite grenouille qui avait mal aux oreilles

9782878334913FSAuteur : Voutch
Éditeur : Circonflexe
Rien ne va plus pour la petite grenouille, voilà qu’elle a mal, très mal, aux oreilles ! Et elle a beau passer de spécialistes en spécialistes, pas un n’est en mesure de la soigner ! Houyouyouye ! Qu’est-ce qu’elle peut bien avoir cette pauvre grenouillette ?
Un album très drôle, au graphisme très expressif, rempli de jeux de mots et d’expressions détournées. Du pur Voutch ! La chute est totalement inattendue et vraiment chouette. Un album qui plaira aux enfants (et aux plus grands !) dès 3 ans !

Challenge Pavé de l’été

pavc3a92018grdblue

Je fais partie de ces personnes qui adorent l’été.

J’aime le soleil, la chaleur, le temps qui ralentit, les randos, les bivouacs, les rivières, les baignades au lac, les glaces, les shorts, les gaspachos, les melons, pastèques, pèches et autres fruits coulants. Et l’été, j’aime me poser au soleil avec un bon gros pavé qui m’emportera des heures durant.
Ça tombe à pic pour moi puisque j’ai découvert que Brize organise chaque année un challenge « pavé de l’été ». Pour réussir, il faut lire au moins un pavé durant l’été (donc entre le 21 juin et le 21 septembre). Qu’est-ce qu’un pavé selon Brize ? UN volume d’au moins 600 pages de texte (sans compter les annexes).

Je pensais avoir trois pavés au choix mais en vérifiant ma PAL j’en ai découvert un de plus ce qui monte en fait mon choix à quatre pavés pour cet été :

9791028107130FSCombien de pages ? 832
De quoi ça parle ? Phèdre nó Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant. Habitant désormais la demeure d’un noble pour le moins énigmatique. Elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout… les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes. Rien ne paraît lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie. Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Il me tente ? Oh oui, beaucoup ! J’ai vu passer beaucoup de chroniques très entousiastes sur ce roman et j’ai profité des 10 ans, 10 titres, 10 euros de Bragelonne pour enfin me le prendre. Maintenant, j’ai hâte de le lire !

9782290054048FSCombien de pages ? 602 (Il rentre tout juste, je ne pensais pas)
De quoi ça parle ? Les druides règnent sur une forêt primordiale et sacrée sise au coeur du monde. Détenteurs d’une sagesse millénaire, ils sont les gardiens du Pacte Ancien, dont le respect garantit la paix entre les peuples. Mais un crime de sang d’une violence inouïe met en péril le fragile échiquier politique des royaumes du Nord. Le druide Obrigan, aidé de ses deux apprentis, ne dispose que de vingt et un jours, pas un de plus, pour élucider les circonstances du drame, faute de quoi une guerre totale éclatera.
Et tandis que le compte à rebours tourne, chaque lune apporte son lot de nouveaux cadavres, l’entraînant toujours plus loin dans l’horreur…
Il me tente ? Plutôt oui. Je n’ai encore jamais lu Péru en roman (uniquement en BD) et j’aimerais beaucoup le découvrir. J’en entends beaucoup de bien autour de moi, ce serait enfin l’occasion ! Et puis c’est un one-shot alors pourquoi pas ?

9782290127957FSCombien de pages ? 736
De quoi ça parle ? Quelque part dans la forêt de Vyanthryr réside le Roi-Diseur, l’oracle légendaire. Dernier espoir d’une nation ravagée par la guerre civile, le capitaine Rana remonte le fleuve à sa recherche, entraînant dans sa quête une poignée de braves. Personne n’a jamais navigué si loin en amont, à des milles de toute civilisation. Et pourtant, voilà qu’un naufragé dérive à leur rencontre, accroché à une simple branche.
Qui est-il, et que lui est-il arrivé ? Lui qui se fait appeler « le Bâtard », est-il un simple humain, ou l’héritier d’un sang plus ancien ? En ces terres du Nord, les géants et les dieux marchent encore sous les arbres. Déjà, la forêt frémit des prémices de leur colère…
Il me tente ? Grave. J’adore le travail des moutons électriques et celui-ci n’a eu que de la bonne presse. Ce serait l’occasion de le découvrir enfin après tout ce temps !

9782253001676FSCombien de pages ? 912
De quoi ça parle ? Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie Saoudite. Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultrasecret. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom de Pilgrim. Pilgrim est le nom de code d’un individu qui n’existe pas officiellement.
Il a autrefois dirigé une unité d’élite des Services secrets américains. Avant de se retirer dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Mais son passé d’agent secret va bientôt le rattraper…

Il me tente ? Bof. C’est celui de ma PAL qui me tente le moins. Il y a peu de chance que je le lise celui-là, il risque de rempiler pour un an.

Surtout de la Fantasy et un Thriller, un choix plutôt large. J’espère en lire au moins un ! Verdict de ma réussite (ou de mon échec cuisant) le 22 septembre précisément !

Et vous, avez-vous prévu de lire des pavés cet été ?